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L’Analyse du projet de PLU par une avocate spécialisée en urbanisme 12 juillet 2014

Classé dans : PLU — lerenouveaudebreuilpont @ 13 h 10 min

 

Analyse du PLU de BREUILPONT

le 11 juillet 2014

 

A- OBJECTIF D’UN PLU

Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d’aménagement et  de développement durables, les orientations d’aménagement, de programmation et le  règlement.

Il s’appuie sur un diagnostic établi au regard des prévisions économiques, démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, de surfaces agricoles, de

développement forestier, d’aménagement de l’espace, d’environnement, notamment en matièrede

biodiversité, d’équilibre social de l’habitat, de transports, de commerce, d’équipements et  de services.

Il analyse la capacité de densification et de mutation de l’ensemble des espaces bâtis, en  tenant compte des formes urbaines et architecturales. Il expose les dispositions qui favorisent  la densification de ces espaces ainsi que la limitation de la consommation des espaces  naturels, agricoles ou forestiers.

Il établit un inventaire des capacités de stationnement de véhicules motorisés, de véhicules  hybrides, électriques et de vélos des parcs ouverts au public ainsi que des possibilités de  mutualisation de ces capacités.

Il présente une analyse de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers au  cours des dix années précédant l’approbation du plan ou depuis la dernière révision du  document d’urbanisme.

Il justifie les objectifs compris dans le projet d’aménagement et de développement durables au

regard des objectifs de consommation de l’espace fixés, le cas échéant, par le schéma de  cohérence territoriale et au regard des dynamiques économiques et démographiques.

 B- DEROULEMENT DE L’ENQUETE PUBLIC

Article L123-13 du code de l’environnement

Le Commissaire enquêteur conduit l’enquête de manière à permettre au public de prendre une

connaissance complète du projet et de présenter ses appréciations, suggestion et contre-proposition.

IL peut recevoir tous documents, visiter les lieux concernés, a l’exception des lieux d’habitation,

entendre toutes personnes dont il juge l’audition utile et convoquer le maître d’ouvrage ou ses

représentants ainsi que les autres autorités administratives intéressées

(cela signifie que les conseillés peuvent prendre contact avec le commissaire enquêteur).

Article R123-10

Les jours et heures de l’enquête, ouvrable ou non, où le public pourra consulter un exemplaire du dossier

et présenter ses observations sont fixés de manière à permettre la participation de  la plus grande partie de la population, compte tenu notamment de ses horaires normaux de  travail. Ils comprennent au minimum les jours et heures habituels d’ouverture au public ; ils  peuvent en outre comprendre des heures et soirée ainsi que plusieurs demi-journées

parmi les samedis, dimanches et jours fériés.

« Je pense que vous pouvez évoquer vos difficultés avec les heures d’ouverture de la 

Mairie et si la Mairie ferme avant la clôture de l’enquête c’est un vice de forme »

 

C- Conclusion du Commissaire enquêteur

A l’expiration du délai d’enquête, le registre d’enquête est clos par le commissaire enquêteur.

Dès réception du registre et des documents annexés, le commissaire enquêteur rencontre,  dans la huitaine, le responsable du projet, plan ou programme et lui communique les  observations écrites et orales consignées dans un procès-verbal de synthèse.

Le responsable du projet dispose d’un délai de 15 jours pour produire ses observations

éventuelles. Le commissaire enquêteur doit rendre son rapport et ses conclusions motivées

dans un délai de 30 jours à compter de la fin de l’enquête. Si ce délai ne peut être respecté,  un délai supplémentaire peut être accordé à la demande du commissaire enquêteur par  l’autorité compétente pour organiser l’enquête, après avis du responsable du projet.  Le commissaire enquêteur établit un rapport qui relate le déroulement de l’enquête et examine

les observations recueillies. Il consigne (dans un document séparé) ses conclusions motivées en précisant

si elles sont favorables, favorables sous réserves ou défavorables au projet. En  outre, le rapport doit mentionner les contre propositions qui ont été produites durant l’enquête (ainsi que des réponses éventuelles du  Maire). Le rapport et les conclusions motivées sont rendus publics.

Dans un délai de 30 jours, le commissaire enquêteur transmet à l’autorité compétente pour

organiser l’enquête :

- l’exemplaire du dossier de l’enquête déposé au siège de l’enquête ;

- le registre et pièces annexées au dossier de l’enquête ;

- le rapport et les conclusions motivées.

Il transmet simultanément une copie du rapport et des conclusions motivées au président du

tribunal administratif.

Dès réception de la copie du rapport et des conclusions, l’autorité compétente pour organiser

l’envoie :

- à la mairie de chacune des communes où s’est déroulée l’enquête ;

- à la préfecture de chaque département concerné.

Ces documents sont ainsi tenus à la disposition du public pendant un an à compter de la date

de clôture de l’enquête.

Conséquences de l’avis du commissaire enquêteur

Un avis qui ne lie pas l’autorité compétente pour prendre la décision…

Le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur ont pour seule fonction d’éclairer

l’autorité compétente pour prendre sa décision. L’avis du commissaire enquêteur ne lie pas

l’autorité compétente qui peut donc autoriser l’opération même en cas d’avis défavorable.

 mais qui n’est pas pour autant dénué d’effets

Un avis défavorable du commissaire enquêteur entraîne 2 grands types de conséquences :

- à l’occasion d’un recours contentieux, la suspension de l’opération envisagée est facilitée

dans la mesure où le juge administratif est obligé de prononcer cette suspension lorsque la

demande comporte un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

- lorsque l’opération ayant donné lieu à un avis défavorable est un projet d’une collectivité territoriale

celui-ci devra faire l’objet d’une délibération motivée réitérant la demande d’autorisation ou de

déclaration d’utilité publique de l’organe délibérant de la collectivité.

D- LES MOTIFS DE CONTESTATION

1. En effet, classer un seul terrain en zone  »Ah » est une manière déguisée d’autoriser une

construction réaliser sans autorisation. Le projet de classement en zone  »Ah n’a pas un

objectif d’intérêt général, mais plutôt un détournement de pouvoir.

2. La construction dans le cœur du bourg Rue du Mont Vallet et rue Victor Hugo,

entrainera la démolition d’un secteur fortement arboré et leur densité laisse présager la

présence d’une certaine richesse écologique. De plus, « une dent creuse » ne doit pas être

confondue avec une coupure d’urbanisation (ensemble qui sépare souvent deux

ensembles urbanisés),

 

3. L’évolution des bâtiments agricoles (hangar de Saint-Chéron), une évolution de l’activité

(projet d’élevage de poulet, projet de plate-forme de distillation et la gestion des résidus

récoltés). Ce dernier projet aura un impact olfactif, et entrainera une baisse de la valeur

des maisons avoisinantes. De plus, la création d’un atelier de volailles en zone urbaine

est incompatible avec la création et le développement d’une activité agricole, il serait

souhaitable de modifier le zonage et de classer cette exploitation en zone A.

 

4. Les disponibilités foncières de la commune permettent de construire 95 logements sur la

commune. Ces logements prennent places sur plusieurs secteurs, caractérisés par de

large emprise (secteur Victor Hugo - Mon -Vallet - allée d’Ormes, Saint-Chéron), mais

nous pouvons regretter la perte architecturale des constructions. Le style vieux village

avec des maisons de caractère, alors que Les constructions récentes sont en rupture avec

le schéma de vieux village, le style architectural reste identique et répétés et peut

engendrer une certaine banalisation du paysage urbain.

 

 

5. La commune a établi son projet sur la base d’un scénario de croissance, visant à

accueillir 150 habitants supplémentaires sur 10 ans, c’est donc une hypothèse de 70

logements sur 10 ans. Cette augmentation est prévue sans une vision réelle de la future

population (soit des constructions pour des familles sans enfant 150 : 70 soit une

moyenne de 2.14 personne par logement), par conséquence aucune augmentation des

équipements publique n’est  prévue, et l’on peut se poser la question sur la survie des

commerces avenir et existant sur un étalement sur 10 ans de l’apport de population.

 

6. Une partie de la zone U est située en zone inondable au PPRI. Certaines parcelles non

bâties situées en zone U sont en zone verte du PPRI (inconstructible). Il conviendrait

donc dans un souci de cohérence, et de respecter de l’article 6.51 du DOG du SCOT sur

la prévention des risques naturels, de changer de zone les parcelles limitrophes des zones

N ou Nla, et de les mettre en zone N.

 

7. L’ensemble des étangs de la commune ont été classée comme éléments de patrimoine

naturel identifiés, ce qui permet de protéger ces espaces inscrits au SCOT en « espaces

agro-naturels aux potentialités biologiques ». Or, ces étangs sont classés en zone NLa, ce

qui permet des constructions légères de loisirs d’une emprise au sol de 40m², sachant que

seule une construction par hectare de la surface de l’unité cadastrale est autorisée.

 

8. Le règlement peut fixer les obligations minimales en matière de stationnement pour les

vélos pour les immeubles d’habitation et de bureaux, dans le respect des conditions

prévues au II de l’article L. 111-5-2 du code de la construction et de l’habitation. Lorsque

les conditions de desserte par les transports publics réguliers le permettent, le règlement

peut fixer un nombre maximal d’aires de stationnement pour les véhicules motorisés à

réaliser lors de la construction de bâtiments destinés à un usage autre que d’habitation.

 

Lorsque le plan local d’urbanisme tient lieu de plan de déplacements urbains, le

règlement fixe les obligations minimales en matière de stationnement pour les véhicules

non motorisés, en tenant compte notamment de la desserte en transports publics réguliers

et, le cas échéant, de la destination des bâtiments, dans le respect des conditions prévues

. Il détermine des secteurs à l’intérieur desquels les conditions de desserte et de transports

publics réguliers permettent de réduire ou de supprimer les obligations minimales en

matière de réalisation d’aires de stationnement pour les véhicules motorisés, notamment

pour la construction d’immeubles de bureaux.

A l’intérieur de ces secteurs, il fixe un nombre maximal d’aires de stationnement pour les

véhicules motorisés, lors de la construction de bâtiments destinés à un usage autre que

l’habitation. Or, le règlement du PLU ne prévoit dans aucune des zones un nombre

minimal de place de stationnement « mais en fonction des besoins » ce qui laisse la place

à une gestion aléatoire des places, ce qui risque d’aggraver le problème de stationnement

sur la commune.

 

9. Le PLU prévoit dans son article U7 la possibilité de construire de limite en limite ou un

retrait d’un mètre minimum, sans préciser les règles de prospects. Cela risque d’avoir

pour conséquence :

-      Une vue directe sur la parcelle voisine,

-      Et cela laisse la possibilité de créer des barres, car les terrains ont des façades linéaires très

importantes, (ex. un terrain avec une façade de 30 m pourrait être construit de limite en

limite),

Il serait souhaitable de prévoir un article plus règlementé :

-      On peut construire de limite en limite pour une façade linéaire inférieure à 14m,

-      De 14 m à 18 m un retrait minimum de 2.50m permettant le passage d’une voiture

-      Au-delà de 18m deux retraits obligatoires

-      Le retrait serait égal à 2.50 m s’il n’y a pas de vue et 8m dans le cas contraire

 

10. Pour les mêmes raisons il serait souhaitable de règlementer les constructions sur une

parcelle, car les articles 9 de l’ensemble des zones laisse la porte ouverte à la sur

densification et à un risque d’enlever le caractère du village et les objectifs recherchés

pour une qualité de vie des habitants de Breuilpont.

 

11. l’article U10 prévoit une hauteur de 10m à l’égout mais de précise pas la hauteur au

faitage.

-      Il serait souhaitable d’encadrer les hauteurs à l’égout et au faîtage à fin de définir un

gabarit des constructions, pour éviter de dénaturer le paysage urbain de la commune,

-      De même dans le secteur Up, une hauteur maximum de 4.5 m à l’égout, pénalise les

pavillons existants,

-      Et dans le secteur Ua, qui est un secteur urbain autoriser des constructions de 15m de

hauteur ne semble pas cohérent avec le caractère vieux village.

 

12. Pour les conseillers : Ils doivent avoir une information suffisante sur le projet de

révision du PLU soumise à délibération. A titre d’illustration, une note de synthèse est

jugée insuffisante lorsqu’elle ne consiste qu’en la reproduction du projet de délibération

qu’il s’agit approuver, ces derniers doivent recevoir le projet de révision du PLU avec

toutes les pièces nécessaires à leurs réflexion.

 

13. Il est interdit d’interdire aux conseillers de s’exprimer lors de l’enquête publique, ils sont

les représentants du peuple et par conséquence ils ont la possibilité d’éclairer le

commissaire enquêteur des réflexions des habitants. Il faut évoquer le défaut

d’information des conseillers municipaux, aucun dossier n’étant mis à disposition et

vérifier le compte rendu du conseil municipal qui précise l’interdiction d’être présent les

jours ou le commissaire est présent.

 

14. Cette enquête, prescrite par arrêté préfectoral, doit faire l’objet d’un avis diffusé dans un

journal local, précisant le nom du commissaire enquêteur ainsi que toutes les

informations permettant aux citoyens consultés d’entrer en contact avec lui.

A ce stade, encore une fois, plusieurs irrégularités peuvent entraîner l’annulation de la

délibération approuvant le PLU. Ainsi, l’enquête publique ne peut débuter à une date

antérieure à celle de l’arrêté le prescrivant.

L’avis d’enquête publique doit être diffusé dans un journal local dont l’audience ne doit

pas être trop restreinte. Le contenu de l’avis doit être suffisamment précis, notamment en

ce qui concerne le nom et les modalités d’intervention du commissaire enquêteur.

A défaut, l’enquête publique est entachée d’un vice susceptible d’entraîner l’annulation

de toute la procédure.

La publicité doit être faite au moins 15 jours avant le début de l’enquête et pendant toute

la durée de l’enquête.

 

Cette étude à été réalisée par Mme BOD que nous remercions pour avoir accepté de mettre ses compétences au service de notre village!

 

 

ACTU – Agence de Conseil Technique et de l’Urbanisme

ETUDE LOGO5

Mme BOD

Tél.01.70.25.46.65 – 06.18.07.70.62

www.actu94.com

Mail actu94@actu94.com

 

 
 

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